mardi 7 novembre 2017

«La peur des gens de perdre leur travail et le climat de terreur chez SFR » L’édito de Charles SANNAT

 
 
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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

C’est encore une fois la société SFR, qui fait partie de la galaxie Drahi, le grand manitou magnat de la presse-médias et des télécoms, à la tête d’un groupe dont la valeur est estimée à 50 milliards d’euros et également d’une dette de 50 milliards d’euros, qui fait parler d’elle.


Mon propos ici ne sera pas de « condamner » plus particulièrement SFR, mais de partir de ce qui se passe chez SFR pour en faire la nouvelle règle de la vie en société (commerciale) dans notre pays.
La nouvelle norme de fonctionnement, de non-dialogue social, de violence managérial c’est SFR et tous… les autres qui font pareil !
On peut vous parler de diversité avec des trémolos dans la voix.
On peut vous parler harcèlement moral en bêlant.
On peut vous parler égalité hommes-femmes en pleurant.
On peut vous parler de RSE (responsabilité sociale et écolo) de l’entreprise la main sur le cœur.

La vérité, mes amis, c’est que vous êtes insignifiants.

Nous sommes insignifiants.
Je ne crois pas cela pour ce que vous êtes et que nous sommes tous : des êtres humains qui doivent bénéficier d’amour et de bienveillance.
Nous sommes insignifiants pour le totalitarisme marchand, piétaille sans importance pour les entreprises, pions sur l’échiquier du capitalisme mondial, esclaves consentants du spectacle mondialiste.
Ce système qui nous rend insignifiants nie donc l’humanité de tous.
C’est ce que nous voyons encore à travers ce nouveau plan social largement prévisible et que j’avais évidemment évoqué dans ces colonnes comme étant une évidence.

Vous savez, c’est toujours la même politique de petits pas, d’itération.
On le fait par étape.

SFR : nouvelle vague de licenciements

Alors qu’Altice s’était engagé à conserver ses effectifs 3 ans, voici le délai de sursis terminé.
Voilà donc des salariés bientôt condamnés exécutés.
Ce sont des milliers de postes qui seront supprimés.
Et ce sera dans beaucoup d’entreprises la même chose.
« La débâcle continue chez SFR. L’opérateur s’apprête à lancer une nouvelle vague de licenciements, comme il l’avait annoncé il y a quelques mois. Les syndicats s’inquiètent du «climat de terreur et de crainte» qui s’intensifie au sein de l’entreprise depuis le rachat par Altice. »
La CFTC, CFE-CGC, CGT, UNSA et CFDT mettent en lumière une explosion des entretiens préalables chez SFR Distribution (structure détenant la plupart des boutiques SFR).
 Dans leur communiqué, ils pointent du doigt des motifs «futiles et subis» avec «des entretiens non-formalisés».
Cela crée «un climat de terreur et de crainte» au sein de l’entreprise.

« Un climat de terreur et de crainte »

Et voilà ce que je retiens de cet article ou de ce que « remontent » les syndicats.
Les gens ont peur.
Tellement peur de perdre leur travail que c’est de la terreur.
Vous êtes nombreux à m’écrire.
À me raconter ce qui se passe dans vos entreprises respectives.
Même si je ne peux matériellement pas répondre à chacune et chacun de vous, ce qui ressort de vos courriers c’est que ce que l’on veut vous faire prendre pour des drames individuels ne sont en réalité qu’un immense drame collectif.
Celui des gains massifs de productivité qui laminent l’emploi, mais surtout l’histoire de la fin avec le communisme de la façade douce et paternaliste du système économique qui devient ce qu’il a toujours été : violent et abject.
Le problème c’est que nous ne nous sommes pas adaptés à cette nouvelle donne.
Et la première étape pour ne pas avoir peur, et je vous en ai un peu parlé hier, c’est de travailler son employabilité.
Mais pas uniquement !
Il faut avoir une politique patrimoniale et une gestion financière personnelle visant une stratégie d’indépendance.
Pour vous affranchir de la peur mes amis, il faut économiser encore et encore car l’argent économisé vous affranchit et vous libère.
La dépense et la consommation vous aliènent.
L’épargne vous libère.
C’est exactement en ce sens que « l’argent est un excellent serviteur mais un bien mauvais maître ». C’est exactement pour cette raison que je roule en Dacia. J’ai bon goût, je vous assure. Je serais « bien » au volant d’une belle Audi !
Le problème c’est que le besoin de possession vous rend dépendant d’une course infinie à l’échalote. Cette course au « train de vie » vous rend dépendant de vos revenus, de votre employeur.
Quand la roue tourne, et elle tourne de plus en plus vite, alors c’est la peur, la crainte et comme cela est écrit carrément la « terreur ».

Aucun travail ou boulot ne doit vous terroriser !

Si vous êtes terrorisé à l’idée de perdre votre travail, c’est que vous n’avez pas pensé votre employabilité.
Si vous êtes terrorisé à l’idée de perdre votre travail, c’est que vous n’avez pas pensé votre liberté financière en épargnant.
Si vous êtes terrorisé à l’idée de perdre votre travail, c’est que vous n’avez pas pensé votre niveau de vie, vos dépenses et votre niveau de consommation.
Je sais, cela peut sembler un peu « dur ».
Vous serez nombreux sans doute à vouloir m’écrire que « moi c’est différent je n’ai pas le choix ».
Avant de le faire… posez-vous quelques questions simples.
Combien me coûte ma voiture ?
Combien me coûte mon téléphone portable ?
Mes abonnements télé/câble/Netflix ou Canal+ ?
Combien me coûte mon logement ?
Combien me coûtent mes restaurants chaque mois ?

Mes amis, nous sommes terrorisés quand on se sent prisonnier.

Si l’on veut s’épargner cette situation, alors il faut réduire drastiquement son train de vie pour ne pas être soumis à un niveau de dépenses.
Il faut penser et travailler son employabilité.
Il faut être en mouvement et anticiper.
Un employeur vous quitte ?
10 de retrouvés ! Encore faut-il savoir où chercher et comment.
La liberté et la sérénité, cela se mérite.
Cela se construit. Patiemment. Dans la durée et avec constance.

Ce qui se passe chez SFR est la nouvelle tendance lourde.
Ne vous laissez pas avoir.
Ne soyez pas naïf, et n’attendez rien du politique…

Vous savez, Drahi c’est aussi l’homme qui murmure à l’oreille de Macron, et puis désormais, comme vous avez pu le calculer hier, cela ne coûte plus très cher de vous licencier, même « abusivement ».

C’est à vous de prendre en compte dans vos réflexions et dans vos actions ces nouvelles réalités.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

Charles SANNAT

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