vendredi 10 novembre 2017

Mathieu Gallet veut la redevance pour tous, qu’ils regardent la télé… ou pas !

 
 




 
Cette proposition tient plus de la vente forcée que d’autre chose.

À 33 ans, Mathieu Gallet a été parachuté par M. Frédéric Mitterrand à la tête de l’INA (Institut national de l’audiovisuel).
Sa nomination a entraîné une enquête pour prise illégale d’intérêts, mais cette dernière a été classée sans suite.
M. Gallet a développé l’INA, mais il a été mis en cause pour des marchés passés sans appel d’offres. L’association Anticor a déposé une plainte et M. Gallet sera jugé pour ces faits en correctionnelle la mi-novembre 2017.
En 2014, il a pris la tête de Radio France.
Tout juste après son arrivée, il a été mis en cause (assez injustement) pour avoir changé la décoration de son bureau et sa voiture de fonction.
Le Canard enchaîné a fait ces révélations alors même que le nouveau PDG affrontait une grève, car il voulait supprimer 350 postes.
In fine, un accord a été trouvé : la purge sera moins violente et plus étalée dans le temps.
En 2015, la Cour des comptes a publié un rapport au vitriol sur Radio France : France Culture et France Musique ont un coût horaire élevé pour un public confidentiel.
France Inter et France Info ont d’incontestables succès d’audience, mais ces radios coûtent bien plus cher que leurs concurrentes privées.
Surtout, leur public vieillit : moyenne d’âge de 59 ans pour les auditeurs de France Inter et de 53 ans pour France Info.
Beaucoup de journalistes du service public ont quatorze semaines de vacances.
Si certains de ces jours supplémentaires sont justifiés, d’autres sont de purs cadeaux aux frais du contribuable.
Les musiciens de l’Orchestre national Radio France ne font que 703 heures par an (Enquête de Capital parue en avril 2015).
En bref, de 2004 à 2013, le budget de Radio France a crû de 27,5 % (pour une inflation de moins de 10 %) sans que l’audience n’ait augmenté dans les mêmes proportions.
Beaucoup d’économies pourraient être faites sans toucher aux avantages sociaux.
On pourrait par exemple regrouper des radios comme France Musique et France Culture.
Mais pour cela, il faudrait un gestionnaire qui prenne le taureau par les cornes.
M. Gallet, échaudé par le conflit qu’il a déjà affronté, a trouvé une solution de facilité : faire payer à tous les Français sans exception la redevance télévision à l’instar des Allemands et des Suisses, car actuellement, ceux qui n’ont pas de poste en sont dispensés.
Cette proposition tient plus de la vente forcée que d’autre chose : France Inter est politiquement orientée (c’est un euphémisme).
Pourquoi un contribuable qui n’est pas bien-pensant paierait-il pour des émissions qui le hérissent ?
Est-on obligé d’acheter Libération ?
Non, heureusement !
Une radio publique doit être totalement neutre.
M. Gallet devrait mieux gérer sa boîte, la reprendre en main et lui faire quitter son créneau gauchisant.
 À ce moment-là, miracle, on pourra sans doute baisser la redevance actuelle.

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