jeudi 7 décembre 2017

C’est une honte : les petit.e.s Français.e.s ne savent pas lire !

 
 




Non seulement les gamins ânonnent, mais plus grave encore : ils ne comprennent pas le sens de ce qu’ils lisent.

Difficile, en ce mercredi 6 décembre, d’échapper à l’océan de larmes qui déferle sur la France.
Un tsunami lacrymal qui emporte tout sur son passage…
Car il y a de quoi pleurer, en effet, même si l’on n’est pas fan de Johnny Hallyday.
La mort du rockeur septuagénaire, ce matin, éclipse tout.
Oublié, déjà, Jean d’Ormesson, le fin lettré qui s’en est allé mardi.
Et ignoré, le minable classement des petits Français en matière de lecture, nouvelle qui aurait terrassé l’académicien s’il en avait eu connaissance.
Mais voilà, il y a Johnny et la France qui pleure… tellement plus important pour les médias que notre déconfiture culturelle.

L’an passé, nous prenions un coup de massue sur la tête en apprenant les résultats de l’étude TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) qui révélait le niveau catastrophique des écoliers français en mathématiques et en sciences : en dessous de la moyenne européenne.
Cette fois, c’est l’enquête PIRLS (pour Progress in International Reading Literacy Study), réalisée en 2016 dans cinquante pays sur des élèves de CM1, qui nous assène le coup fatal : les petits Français sont également en queue de peloton pour la lecture…

Les écoliers français se classent 34e sur 50, et avant-derniers au niveau européen, juste devant la Belgique francophone.
Bien loin des champions que sont la Russie, Singapour et Hong Kong.
Bien loin, aussi, de l’Irlande (qui fait la part belle aux childminders et écoles Montessori), la Finlande et la Pologne.
Les crétins pathologiques qui veulent imposer l’écriture inclusive et autres foutaises trouveront sans nul doute des explications discrimino-politico-genrées pour expliquer cette déconfiture, quand ils ne la nieront pas tout simplement.
Mais depuis des années qu’on nous serine le nécessaire « retour aux fondamentaux », nous ne cessons pourtant de dégringoler !
Et non seulement les gamins ânonnent, mais, plus grave encore : ils ne comprennent pas le sens de ce qu’ils lisent.
C’est la faute aux classes surchargées ! crient les syndicats d’enseignants.
Ah oui ?
Comment se fait-il, alors, que les petits Chinois qui se pressent à 50 ou 60 par classe soient les plus performants ?
Mais il est vrai que les petits Chinois, qui voient dans l’école leur promesse d’avenir, saluent le drapeau chaque matin et vont sagement en rang par deux.
Les jeunes Français sont nuls en maths, en sciences, en lecture – en orthographe, n’en parlons même pas -, archi-nuls en langues, ignares en histoire et en géographie.
À quoi ont servi, alors, tous les discours, les réformes, les syndicats pléthoriques, les grèves à n’en plus finir dont on nous assure, juré craché par terre, qu’elles se font toutes « dans l’intérêt de l’enfant » ?

Dans les très modestes analyses de cette bérézina éducative, on devine en creux la question migratoire.

« Cette étude montre que les bons lecteurs ont des environnements familiaux qui soutiennent l’apprentissage de la lecture. Plus il y a de livres, d’appareils numériques à la maison, de parents éduqués ou qui aiment lire et plus les enfants auront des facilités pour lire », nous dit France Info.

Ah, la grande découverte que voilà !
Et même, figurez-vous que ceux qui ont « des activités d’alphabétisation dès leur plus jeune âge sont mieux équipés » pour la lecture, notamment une fois arrivés à l’école primaire.

Conclusion logique : les gamins qui ne parlent le français qu’à l’école et ne reçoivent chez eux aucun soutien sont forcément largués.

Alors, si cette enquête prouve une chose, c’est que notre système de pseudo-« mixité sociale » est une totale impasse.
La politique pratiquée depuis des décennies maintenant n’a eu qu’un effet : entraîner la masse par le bas.
Nier la réalité, refuser de la nommer n’a jamais été une solution.

Tout comme nous avons, en matière économique, fait le choix du chômage, nous avons en matière éducative organisé la baisse de niveau général au nom de l’égalité.

Sur ce plan, au moins, la réussite est totale !

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