jeudi 11 janvier 2018

Éric Zemmour : «Trappes, c’est l’histoire de la lente mais inexorable islamisation d’une terre française (…) C’est le grand remplacement»




                           


C’est une histoire qu’on a déjà lue cent fois.
Trappes: la ville de Jamel Debbouze d’Omar Sy et de Nicolas Anelka!
Trappes et sa rénovation urbaine!
Trappes et son trafic d’héroïne!
Trappes et ses djihadistes!
Trappes et Benoît Hamon!

(…) Elles arrivent comme la cavalerie américaine dans les westerns.
Elles nous montrent tout ; mais on sait déjà tout.
La solidarité communiste vite débordée par le regroupement familial des années 1970 ; les familles françaises qui fuient pour ne plus subir les violences des jeunes voyous maghrébins ; la drogue qui tue au début des années 1990 ; la synagogue qui flambe en l’an 2000, et les familles juives qui, à leur tour, prennent la route, vers Israël.
Sans oublier les djihadistes (soixante-sept pour la seule ville de Trappes!) qui rejoignent Daech en Syrie.
Trappes, le Molenbeek français.
Les blagues de Jamel Debbouze ponctuent le livre, mais on n’a pas envie de rire.
Ce livre, c’est tout et rien.
Tout ce qu’on doit savoir, et rien de ce qu’on doit comprendre.
On est dans la constatation, un peu dans l’explication, surtout pas dans la théorisation.
On est dans la psychologisation, rarement dans la sociologisation, jamais dans l’idéologisation.
On individualise pour occulter les effets de masse ; on «peopelise» pour mieux effacer le peuple. Même les djihadistes sont des people comme les autres.
«La ville est follement romanesque», nous disent nos deux journalistes.
C’est Martine en banlieue.
«Tout est moral chez l’individu, tout est physique dans les masses», disait Benjamin Constant.
Ce livre reste dans le domaine «moral» pour mieux cacher le côté «physique».

Pendant des années, les grands médias de gauche occultaient la réalité et invectivaient ceux qui la révélaient.

Ce livre signe un changement de stratégie: on montre la réalité, parce qu’elle est devenue trop évidente, pour mieux en désamorcer le caractère explosif.
C’est Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline pour sauver le communisme.

Bacqué et Chemin ne croient pas à l’islam politique, mais en la pression sociale.
C’est en tous lieux et en tout temps la méthode très politique de l’islam pour s’imposer par le bas. Pourtant, certains de leurs interlocuteurs tentent de les ramener à la réalité, comme cet ingénieur en informatique, Jaouad Alkhaliki, qui leur explique l’importance du nombre de musulmans, «la masse critique», pour imposer un rapport de force.
Pour islamiser la ville, puis d’autres villes puis… inch Allah!

Le livre doit être déconstruit pour donner tout son suc.

Prénoms, mosquées, vêtements, boutiques, langage, les deux journalistes décrivent sans le vouloir la lente mais inexorable islamisation d’une terre française, à rebours de la lente mais inexorable «francisation» (comme disait le général de Gaulle) de populations étrangères qu’on nous avait promise.
L’islamisation d’une vieille terre chrétienne et ouvrière, avec le communisme comme entre-deux.

La logique historique est plus implacable qu’on ne croit.
Le communisme fut une religion séculière qui s’installa dans le lit de la déchristianisation des classes populaires, en laïcisant les idéaux de solidarité et de désintéressement issus du catholicisme.
Quant à l’islam, c’est, selon un de ses plus grands spécialistes, Maxime Rodinson, un «communisme avec Dieu».
La boucle est bouclée.

Quand un grand reporter de l’agence Capa vient filmer la ville, il aura besoin d’un «fixeur» pour lui faire découvrir la cité en toute sécurité, éprouvant «le même besoin de guide que s’il partait à l’étranger».

Nos deux journalistes du Monde s’émerveillent de l’échec des listes «communautaristes».
Ce qui prouve bien la loyauté républicaine des musulmans, insistent-elles.
La République, oui, mais pas la France.
Elles se moquent du maire socialiste qui croit que Jaouad Alkhaliki veut sa place.
Il ne veut pas sa place, puisque le maire socialiste est dans sa main.
Ou plutôt dans la main de l’Islam.
L’ancien maire communiste prenait ses ordres place du Colonel-Fabien.
Le nouveau maire socialiste prend ses ordres à la mosquée.
Le vaincu dira de son vainqueur: «Il a échangé la mairie contre une mosquée.»

Trappes a reçu 340 millions d’euros au titre de la rénovation urbaine.
Merci à Jean-Louis Borloo et aux impôts des Gaulois!

Les noms de peintres remplacent Staline ou Youri Gagarine, les petits immeubles remplacent les tours, les hommes remplacent les femmes dans les cafés et dans les rues, une population uniformément musulmane remplace l’ancienne population française qui, elle, était d’origine diverse.

C’est le grand remplacement.

La mosquée a aussi remplacé la MJC communiste.
Nos journalistes s’attendrissent avec nostalgie sur «Jamel, Anelka, ou La Fouine, plus belles réussites du communisme municipal… un peu comme si le maillage musulman succédait pièce pour pièce à soixante ans de patronage “rouge” et reprenait une à une toutes les activités de l’éducation populaire laïque aujourd’hui moribonde».
Même au Monde, on pense que «c’était mieux avant».
Tous les commerces islamiques ont également remplacé les anciennes boutiques françaises.
«C’est la loi de l’offre et de la demande», répond la mairie socialiste, soudain convertie aux règles du capitalisme.
Ils se trompent.

Ces socialistes devraient troquer leurs ouvrages d’économie libérale pour leurs bons vieux manuels marxistes d’antan.

Ils y verraient qu’Engels avait précisément décrit ce qui leur arrive: «À partir d’un certain nombre, la quantité devient une qualité.»

La Communauté s’achève sur un mot écrit par un enfant de l’école Maurice-Thorez: «C’est un autre monde ici, tu vois, et je trouve que de plus en plus.»

Un autre monde, une autre planète, une autre civilisation, un autre pays.

La vérité sort de la bouche des enfants.
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