jeudi 4 janvier 2018

Le privilège à 2 millions d'euros que la ministre des transports Elisabeth Borne veut conserver

 
Le privilège à 2 millions d'euros que la ministre des transports Elisabeth Borne veut conserver
 
Elisabeth Borne a bénéficié d'un avion militaire pour faire le trajet Francfort-Paris
 
4 janv. 2018   
© LUDOVIC MARIN Source: AFP
       
La ministre des transports, Elisabeth Borne, a profité en septembre des services de l'aviation civile (DGAC).

Un privilège estimé par la Cour des comptes à 1,8 million d'euros.
En période de restriction budgétaire, cette faveur fait polémique.
En pleine cure d'austérité et de demande d'efforts, la polémique fait tâche.
Paris Match a épinglé cette pratique exclusive réservée au ministère des Transports, celle d'éviter à son ministre d'utiliser les lignes régulières et de recourir aux avions de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile).
 
Ainsi, l'hebdomadaire assure que, le 15 septembre, l'actuelle ministre en charge des Transports Elisabeth Borne avait emprunté ce dispositif de liaisons ministérielles spécifiques, pour revenir du Salon de l’automobile de Francfort.
Ainsi Paris Match affirme qu'Elisabeth Borne a bénéficié d'un vol à bord du «Beechcraft King Air 90 de la DGAC, alors que quatre billets avaient été réservés sur un vol régulier d’Air France».

Et cette utilisation aurait même été critiquée au sein du gouvernement, le trajet aérien Francfort-Paris n'étant que d'1h15 via Air France.
Contacté par Paris Match, le cabinet de la ministre justifie cette faveur par des «incertitudes existantes sur le maintien de ce vol dans une période de grèves au sein d’Air France».
Egalement, le cabinet précise que les billets annulés ont donné lieu à un «remboursement partiel, conformément aux conditions de vente».
Toutefois, ce passe-droit ne semble toujours pas remis en cause, et ce malgré un budget 2018 de redressement des comptes publics et de baisses drastiques des dépenses publiques.
En 2012 déjà, la Cour des comptes avait souligné que ce service réservé au ministre des Transports coûtait approximativement 1,8 million d'euros par an.

Par voie de conséquence, elle recommandait dans «le contexte budgétaire [...] de supprimer sans délai ce dispositif».

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