lundi 8 janvier 2018

Porte-parole de LREM épinglé pour ses insultes, Rayan Nezzar démissionne


 
Porte-parole de LREM épinglé pour ses insultes, Rayan Nezzar démissionne

 
© Capture d'écran du compte Twitter de Rayan Nezzar @Rayan_Nezzar
Rayan Nezzar, éphémère porte-parole de La République en marche  

8 janv. 2018, 21:27
- Avec AFP
 
Il avait nettoyé sa page Twitter et pourtant, ses messages d'insultes qualifiant Bruno le Maire de «couille molle» ou Jean-François Copé de «petite pute» ont refait surface.

Rayan Nezzar annonce sa démission du poste de porte-parole de LREM.
Rayan Nezzar, l'un des porte-paroles de La République en Marche (LREM), a annoncé le 8 janvier qu'il démissionnait de cette fonction, après avoir été mis en cause pour d'anciens tweets injurieux envers des personnalités politiques.

 
«Ces derniers jours, des tweets que j'ai publiés entre 2011 et 2013 lorsque j'étais étudiant à Sciences Po ont suscité une vive polémique, mais aussi des déceptions», écrit Rayan Nezzar dans un communiqué, publié sur Twitter.        
Dans certains de ces tweets, depuis effacés, Rayan Nezzar injuriait des personnalités comme Valérie Pécresse, Alain Juppé ou encore Jean-François Copé.
Professeur d'économie à l'université Paris Dauphine, il avait depuis exprimé ses regrets.
Le délégué général du parti, Christophe Castaner, lui avait apporté son soutien.
«Afin de préserver notre mouvement, mais aussi mes proches, j'ai indiqué à Christophe Castaner ma décision de démissionner de mes fonctions», a finalement annoncé le soir du 8 janvier Rayan Nezzar, qui assure ne pas «minimiser la portée» de ces anciens tweets.

«Je regrette de n'avoir pu montrer l'homme que je suis devenu par mon parcours, par mes valeurs et par mes engagements associatifs, politiques et sociaux», a-t-il encore souligné.
S'il avait pris le temps de les supprimer, d'anciens tweets de Rayan Nezzar sont récemment remontés à la surface.
Il y accusait notamment Aurore Bergé, ancienne membre de l'UMP, désormais députée LREM, de «débiter des conneries».
Quant à Bruno Le Maire, alors député de l'Eure mais désormais ministre de l'Economie, il n'hésitait pas à le qualifier de «couille molle» ou de «guignol».



Il s'était également attaqué à Jean-François Copé, traitant le maire Les Républicains (LR) de Meaux de «petite pute».

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