vendredi 5 janvier 2018

Retour des djihadistes : on n’en veut pas ! Qu’Émilie König reste là où elle est !

 


Le 05/01/2017
 
 
Émilie König n’est pas une victime. Elle a revendiqué ses choix devant les caméras. Pourquoi devrait-on l’exonérer de ses crimes ?
 
Arrêtée en Syrie, détenue par les forces kurdes avec d’autres Françaises, on nous a montré Émilie König en larmes, implorant l’État français de la récupérer avec sa progéniture.
Enfin, quand je dis montrer, j’exagère, puisqu’elle était planquée sous sa burqa.

Disons qu’on l’a entendue sangloter et demander pardon à sa mère, à ses concitoyens, à la France.
Il y a longtemps que les avocats connaissent la combine : l’accusé doit se tordre les mains, pleurer abondamment et se couvrir la tête de cendres devant les caméras.
Il lui faut dénoncer d’affreuses conditions de détention, le viol et la torture, et battre sa coulpe en public pour arracher des sanglots à la ménagère puis aux jurés.
Sur ce plan, les avocats d’Émilie König sont de grands professionnels.
Ainsi Me Bruno Vinay a-t-il déclaré à l’AFP qu’il demande le rapatriement de sa cliente aux autorités françaises parce qu’elles « ont l’obligation de la juger ».
Et puis, dit-il, elle « est la mère de trois enfants français » et « tout doit être mis en œuvre pour faciliter leur rapatriement, conformément aux engagements internationaux de la France ».

Pour ce qui est de la mère de famille exemplaire, on rappellera ici que lorsqu’elle est partie porter les armes en Syrie, en 2012, Émilie König a laissé ses deux premiers enfants au pays.
Comme quoi l’amour maternel a des limites.
On se demande, alors, ce qui fait du petit garçon âgé de quatre ans et de ses sœurs jumelles âgées de un an seulement des petits Français !
Qui est leur père ?
Un barbu fanatique, sans doute, puisque la Lorientaise était, là-bas, l’égérie des fous d’Allah.

L’argument entendu de la bouche de son avocat dans un entretien télévisé ne manque pas de sel : sa cliente « se tient à la disposition de la justice […] dans un esprit de coopération ».
Sans blague ?
Émilie König est l’une des pires furies que les islamistes aient pu produire, alors son « esprit de coopération », on s’assoit dessus.

Radicalisée au sortir de l’adolescence, devenue propagandiste zélée puis recruteuse pour Daech, appelant à attaquer les institutions françaises et à s’en prendre aux épouses de nos soldats, elle a été placée en septembre 2014 par l’ONU sur la « liste noire des combattants les plus dangereux ».

Et il faudrait, aujourd’hui, la sauver d’un sort qu’elle réservait aux autres ?
Le Figaro écrit aujourd’hui qu’une trentaine de djihadistes français ayant été arrêtés par les forces kurdes et les Irakiens, « le cas des femmes et de leurs enfants est le plus épineux ».
Pourquoi ?
Est-ce parce qu’elles sont femmes, donc d’office présumées irresponsables et victimes, ou bien à cause de leurs enfants ?
L’argument des avocats est, là aussi, connu : ces femmes, forcément abusées, ont servi de simples « génitrices », leurs ventres seulement recrutés pour fabriquer des combattants.
Émilie König n’est pas une victime.
Elle a revendiqué ses choix devant les caméras, entraîné des adolescents dans sa folie meurtrière, porté les armes contre son pays.
Pourquoi devrait-on l’exonérer de ses crimes ?

Emmanuel Macron a affirmé, en novembre dernier, que le sort des djihadistes françaises serait examiné au « cas par cas ».
Alors, si je peux émettre un avis : qu’Émilie König reste là où elle est !
Tentée par l’exotisme, qu’elle en profite pleinement et croupisse chez les Kurdes.
Je ne veux pas devoir débourser un centime pour elle et ses enfants.
Je finirai sur une anecdote qui date de quelques années.

J’étais avec un ami à attendre le métro quand sont venues s’asseoir à côté de nous deux adolescentes fièrement voilées jusqu’aux pieds et gantées.
On voyait encore leur visage : teint de porcelaine, yeux bleus qui fixaient avec arrogance le petit peuple ébahi.
Répondant à leur regard insistant, mon ami leur a alors lancé cette remarque : « Décidément, le costume breton a bien changé ! »

Il ne croyait pas si bien dire…

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